ARBRES BRULES – 2023

Tôle rouge, rouille, acrylique
90 X 217.5

Référence à la forêt incendiée, dont il ne reste que des troncs calcinés.
Les accidents d’origine climatiques ou les actes volontaires, se perpétuent régulièrement dans de nombreuses contrées de notre planète.
Certains s’indignent et pour beaucoup, ils provoquent un fort sentiment d’impuissance.
Ici le travail a été contraire, la peinture a été arrachée avant que le métal ne s’oxyde.
En quelque sorte ce tableau a été « dépeint ». La bande horizontale a été préservée de la rouille afin de garder un réservoir de lumière, peut-être symbole d’espoir ?

                                                                              Gilles TERNIER

ARBRE TOMBE – mai 2024

Étagères en tôles galvanisées assemblées – rouille – pastel – acrylique – encre de chine – sanguine
90 X 217. 5

C’est l’histoire d’un arbre déraciné par la tempête.
Méthodiquement, l’agriculteur a débité le tronc et les branches en laissant les éléments sur la place exacte où ils se trouvaient auparavant.
L’ensemble sectionné redessine le gisant.
Tandis que les racines sont à l’air, les branches encore chargées de feuilles, se mêlent à la terre.
Le fût saigne et la route monte au ciel limpide y conduisant l’âme du défunt.
Un poteau noir, tel un monument, marque le lieu du drame.

                                                                      Gilles TERNIER   

ARBRE AU SOLEIL LEVANT – 2023

Tôle galvanisée, rouille, acrylique
240 X 217.5

Le soleil et l’arbre, deux symboles, deux entités qui concourent à la vie dans un équilibre. Aujourd’hui, ce dernier est perturbé par l’activité humaine.

Le soleil donne la lumière et la chaleur aux arbres. Ceux-ci, captent et stockent le gaz carbonique (CO2). Ils produisent de l’oxygène et de la fraicheur.

L’homme produit ce même CO2 en excès. Il en résulte un effet de serre.

Les températures augmentent, l’arbre, ici anthropomorphisé, se meurt.

Qu’en sera-t-il pour l’homme dans sa danse frénétique ?

                                                                                     Gilles TERNIER

PAYSAGE NOCTURNE

avril 2023
Tôle – rouille – encre de chine – pastel – sanguine
100 X 20

Ici, tour à tour s’entremêlent l’air et la terre. Seule la ligne d’horizon, poreuse, tente de faire frontière. Tandis que les étoiles aux différentes couleurs, bénéficient d’une aura, elles nous ramènent, nous, qui nous croyons si puissants, à notre humble condition d’humain, face à l’infiniment grand.

S’il n’y a pas ou plus de forme vie dans cette expression, en existerait-il une dans l’au-delà ?

Gilles Ternier, avril 2023

1 paysage

2023
Tôle, rouille, acrylique
158 x 36

Petite histoire du tableau rouillé

En 2013, lors d’une balade à Paris, je fus frappé par un panneau d’information.  Il était de format rectangulaire, type paysage, sa moitié inférieure était oxydée tandis que la partie supérieure avait gardé son aspect initial, émaillé blanc. Et là ce fut la révélation car d’un coup un paysage se présentait à moi.

A partir de ce moment, je lis dans la rouille, je la provoque, je la modèle et je vous la présente. Voici ma première création.

Ici, tour à tour les différents états de la matière peuvent se substituer : le minéral, l’eau, l’air.

La terre et le ciel sont liés, ce sont des éléments stables tandis que dans l’entre -deux, l’air et l’eau sont tourmentés. Les embruns, la vapeur, les nuages, par le souffle du vent, relient le bas et le haut pour faire un tout.

Sans nul doute, il y a une référence au Tao, initié par le philosophe chinois Lao Tseu (du milieu du VIe au milieu du Ve siècle av. J.-C.).

Gilles Ternier

Symbole du Tao : le Ying et le Yang  Tao (culture) — Wikipédia .[1]


[1] Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tao_(culture)

6 HORUS ET ISIS – 2017

Tôle, rouille, acrylique, encre de chine, sable, pigment.
100 x 60

Histoire de famille

Dans la mythologie Egyptienne, Isis est la fille de Geb, le dieu de la terre, et de Nout, la déesse du ciel. Elle a été la déesse la plus populaire parmi les anciens Egyptiens. Elle épouse son frère Osiris. Après une période heureuse, celui-ci est assassiné par son frère Seth. Isis retrouve le corps d’Osiris et sous la forme d’un oiseau rapace, le milan noir, elle s’unit à la momie de son époux et conçoit Horus. Elle symbolise à la fois, l’épouse fidèle, au-delà de la mort de son époux, et la mère dévouée et protectrice de l’enfance. Elle luttait contre Apophis, « serpent géant », dieu de la mythologie égyptienne des forces mauvaises en utilisant ses pouvoirs pour désorienter et neutraliser ce dernier.

Après de nombreuses péripéties, Horus succède à son père et devient le dieu des pharaons. Il est symbolisé par un faucon ou un dieu anthropomorphe à tête de faucon. Ses yeux sont comparés à la lune et au soleil. Associé à Rê, il est le puissant soleil à son zénith. Il est une figure énergique de l’unification et de la victoire. Son œil fut arraché lors d’un combat contre Seth, le frère assassin de son père, puis restitué. Il symbolise l’union retrouvée et l’intégrité du corps sous la forme du symbole : l’oudjat (œil d’Horus).

7 GRIFFURES – 2021

Tôle, rouille, acrylique, encre, film plastique.
100 x 60

Griffures de l’Ours au visage de la Démocratie

Tout commença par une griffure. Il s’ensuivit beaucoup de mots/maux qui finissent en « ure », les blessures du corps sur la peau, dans les chairs et celles de l’âme : les coupures/déchirures, les brûlures, les fêlures/fissures/fractures/brisures, les gelures/engelures, les morsures, les piqûres, les foulures, les boursouflures, les éraflures, les injures, les forfaitures, les flétrissures, les souillures, les tortures, les impostures et les meurtrissures.
Tout ce qu’endurent les êtres humains à cause de cette enflure, cette ordure, cette raclure, cette vomissure qui fait une guerre d’usure qui dure et trop dure avec sa pourriture de dictature.

8 HOMMAGE A MUNCH – 2019

Tôle, rouille, acrylique, pastel, encre de chine
60 x 42

Le Cri ça continue !

La démarche s’inscrit en référence au tableau de l’artiste peintre norvégien Edvard Munch (1863-1964), intitulé : « Le cri », dont il réalisa 5 exemplaires entre 1893 et 1917. C’est une œuvre expressionniste qu’il a réalisée en lien avec ses angoisses existentielles et aussi environnementales (familiales, explosion d’un volcan,1ere guerre mondiale)[1] J’ai retrouvé les formes du personnage dans les tâches de rouille et il m’a semblé que l’année 2019, par la montée des nationalismes, les records des moyennes de températures entre autres, se prêtait bien à cette expression.

[1]  Source : Blog Lettre d’arts, littérature et histoire des arts 12 mai 2à14 http://blog.ac-versailles.fr/lettresdarts/index.php/post/Le-Cri-de-MUNCH?dc_standard_theme=1

14 OR NOIR MARITIME – 2022

Tôle, rouille, acrylique, pigments, sable, désoxydant
70 x 15.5

Ecocide

Elles sont nombreuses les marées noires. Elles portent le nom des bateaux qui ont déversé le pétrole en mer, souillé les côtes, détruits la faune et la flore.

  • 1967, le Torrey Canyon -120.000 tonnes de pétrole brut, au large de la Grande Bretagne
  • 1975, le Boehlen – coule avec 9 800 tonnes de pétrole, au large de l’ile d’Ouessant  
  • 1978, l’Amoco Cadiz – 227.000 tonnes de pétrole brut en bordure des côtes bretonnes, à Portsall (Finistère),
  • 1980 le Tanio – 28.600 tonnes de pétrole, au large de l’Île-de-Batz
  • 1989, l’Exxon Valdez – sur la côte de l’Alaska 
  • 1999, l’Erika – 40.000 tonnes de pétrole brut, Port Guillaume Alaska
  • 2002 le Prestige – a perdu de 5 000 à 10 000 tonnes de fioul lourd (sa cargaison est de 77 000 tonnes de fioul lourd), côte de Galice Espagne
  • 2020, le vraquier Wakashiun – un tiers de ses trois mille tonnes de carburant se sont déversés en direction des côtes de l’île Maurice
  • 2022, Mare-Doricum – chargé de 965 000 barils de pétrole brut (un baril : 140 Kg), 180 hectares de littoral ont été souillés, ainsi que 713 hectares de zone maritime au Pérou
  • 2023 ? 2024 ?  2025 ?Etc.

15 TOTEMS 14a 14b 14c

Tôles galvanisées étagères assemblées, rouille, acrylique, encre de chine
3 fois 217,5 x 60,5

Passé, présent, futur
Les Totems incarnent les ancêtres qui veillent sur nous.
Le premier regarde derrière : « qu’avez-vous fait du monde que nous vous avons légué ? »
Le deuxième regarde en bas : « que faites-vous du monde que nous vous avons légué ? »
Le troisième regarde devant : « qu’allez-vous faire du monde que nous vous avons légué ?»